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C’est l’histoire dune petite goutte d’eau qui à force de regarder en bas, tombe de son nuage. Commence alors son voyage, avec toutes les aventures et les rencontres qui peuvent arriver à une goutte d’eau sur terre... Racontée par Véronique Deroide, la musique de Florence Michon fait écho au texte avec douceur et subtilité. C’est une histoire pour les petits et aussi pour les plus grands.

La rencontre entre deux voix et deux musiques : la voix de Juan Ramon JimĂ©nez (Prix Nobel de littĂ©rature en 1956) Ă©crit ce qui dĂ©file dans sa tĂŞte et celle de ClĂ©ment Riot, compositeur de musique acousmatique et rĂ©citant, donne chair aux rĂ©flexions de l’écrivain, rĂ©flexions vues d’un âne : Platero. Les deux musiques sont celles du compositeur italien Mario Castelnuovo-Tedesco, que fait vibrer le guitariste Miguel-Angel Romero pour une fresque andalouse oĂą la personnalitĂ© de cet âne rappelle le toucher vocal qu’induit un Francis Jammes. La guitare plante un dĂ©cor torride ou agitĂ©, traduction des pensĂ©es et rĂ©flexions, des visions du monde de cet Ă©quidĂ©, rĂ©putĂ© pour sa connaissance instinctive du cheminement des eaux et des routes secrètes. La voix bĂ©nĂ©ficie d’une prise de son d’une grande proximitĂ©, crĂ©ant un rapport intime avec l’auditeur. Parfois envoĂ»tante, mais d’autres fois lassante par son ton monocorde, elle crĂ©e une forme de pensĂ©e Ă  haute voix. Sa complicitĂ© avec la guitare se joue des mĂ©andres du texte : vingt-huit fragments de l’œuvre poĂ©tique. On regrettera juste de ne jamais entendre la langue d’origine ; ce beau parler andalou qui confère une puissance particulière Ă  la culture flamenca. Gageons que ce sera pour une prochaine production.
Jean-Michel Lhubac. TT

Le vieux port de Dunkerque
DĂ©jĂ  bien en verve sous la plume du marseillais Serge Valletti, Renseignements gĂ©nĂ©raux ou l’histoire du deuxième mythomane, extraits de ses Six Solos (L’Atalante, 2004) prennent une dimension toute nouvelle interprĂ©tĂ©s par le Belge Eddy Letexier, qui en fait un vĂ©ritable spectacle ch’ti et dĂ©lirant Un homme est chez lui tranquillement attablĂ© Ă  siroter son « mĂ©lange impec » quand un autre, tout petit, 1,30 peut-ĂŞtre, enfin vraiment tout petit sonne et, se rĂ©clamant d’une annonce dans le journal, vient pour le travail. Erreur sans doute, comme la faute de frappe qui lance tout le film Brazil (1), car il n’y a pas de travail Ă  fournir ici, mĂŞme on en chercherait, mais cela suffit Ă  engager une discussion houleuse, qui fait sortir les voisins. Après une rixe, tout le monde est conduit au poste par « l’police ». Quand il en sort, le narrateur est suivi par le petit homme et ne lui Ă©chappe qu’en s’engouffrant dans un taxi. Il poursuit alors sa nuit « chez Rozy », bar de nuit, puis est pris en otage par un cambrioleur sur lequel il tombe « au coin de l’rue ». Comment il va s’Ă©chapper ? Comment la police va le croire complice ? Comment il va se retrouver attachĂ© Ă  un radiateur, radiateur avec lequel il ne va pas tarder Ă  engager la conversation ? Comment il va s’Ă©chapper, revenir « chez Rozy » et finir sa nuit sur un banc Ă  regarder la mer ? Tout ça n’est qu’une suite de pĂ©ripĂ©ties qui tiennent Ă  la fois du dĂ©lire le plus sympathique et de la pure logique.

La logique du fou
Un Ă©vĂ©nement en induit un autre, et cela suffit Ă  crĂ©er le lien logique, jamais mis en cause. Par exemple, « chez Rozy », bar qui est sur son chemin la seule lumière ouverte de nuit, il manque de se faire sortir quand il demande Ă  parler Ă  la patronne, Rozy, et fond en larme quand il apprend qu’elle est morte, car il l’aimait bien, sa petite Rozy... Tout est ainsi, un rien suffit Ă  faire naĂ®tre le petit dĂ©lire qui conduit le rĂ©cit encore un peu plus loin, un peu plus profondĂ©ment, dans la fantaisie la plus folle. On apprend beaucoup de chose, entre deux, chaque variation Ă©tant un petit exposĂ© nĂ© sans doute du doux dĂ©lire mais follement truculent : Ă  quoi servent les costumes (Ă  savoir quel est son travail en cas de rĂ©veil soudain après une plus ou moins longue phase d’amnĂ©sie...), comment on entre dans un radiateur, quelles sont les mĂ©thodes de la police... Comme un long sketch des Deschiens, sans vulgaritĂ©, sans rien de facile et convenu, juste la poĂ©sie grĂ©sillante d’un enfant du Nord.

Le miracle de la voix
Si le texte original de Serge Valletti est par lui-mĂŞme une grande rĂ©ussite, l’interprĂ©tation qu’en donne Eddy Letexier nous emporte dans un autre monde, celui du narrateur et de son dĂ©lire. Mais est-ce un dĂ©lire nĂ© de l’abus du « mĂ©lange impec » ou n’est-ce qu’une errance nocturne nourrie de rencontres ? Letexier fait complètement sien ce texte, il le recoupe Ă  sa taille et lui offre une dimension scĂ©nique incroyable, usant et abusant des ondulations de sa voix douce et gueularde Ă  la fois, ondulations du Nord... Renseignements gĂ©nĂ©raux, comme un vrac hasardeux, un coffre aux trĂ©sors dont l’Ă©coute est un vrai moment dĂ©licieux.
LoĂŻc Di Stefano - Boojum-mag.net


Quiconque ignore la poĂ©sie espagnole, comme votre serviteur, n’a aucune connaissance de Juan Ramon Jimenez, prix Nobel et cĂ©lèbre dans tout le monde ibĂ©rique. Il ferait volontiers penser Ă  notre Alphonse Daudet, au moins pour Platero y yo, conte populaire en prose qui met en scène un âne et son maĂ®tre. Le compositeur espagnol Mario Castelnuovo-Tedesco (trop mĂ©connu en France !) l’a mis en musique. Un rĂ©cent disque nous permet de l’entendre avec la voix de ClĂ©ment Riot, Ă©galement traducteur, et la guitare de Miguel-Angel Romero.

Nous sommes en Espagne, en Andalousie, et Ă  travers les 28 strophes de l’oeuvre on pressent une perception quasiment sacrĂ©e de l’animal et de toutes les facĂ©ties de ceux qui l’entourent : avènement de la crĂ©ation, bonheur de vivre quels que soient les ĂŞtres, dans un monde restreint et surtout peuplĂ© d’enfants pauvres. Le soleil frappe la campagne, le compositeur lui rend hommage avec une partition plus que brillante, sa composition est celle d’une oeuvre originale animĂ©e de prĂ©ludes vifs, de sonoritĂ©s recherchĂ©es et personnelles, avec cependant de plus moins lointains Ă©chos d’oeuvres populaires, chansons cĂ©lèbres, danses anciennes (cf. Ronsard), flamenco, etc.

Et couvrant tout cela, le timbre chaud de ClĂ©ment Riot qui chuchote sur le grave, enveloppe les mots avec une prĂ©caution particulière pour Platero, Ă  qui il ne manque plus que de pouvoir rĂ©pondre, et ainsi rendre compte de l’activitĂ© du village oĂą il domine quasiment comme un Christ, un ĂŞtre spirituel de filiation franciscaine Ă  qui il manquerait les oiseaux de saint François peu prĂ©sents, Ă  l’exception d’hirondelles et de leur « vacarme de becs » !
Claude Glayman


Œuvre à part dans le répertoire de notre instrument, Platero y yo, pour narrateur et guitare, est la mise en musique, d’un des livres les plus connus de l’écrivain espagnol Juan Ramon Jiménez. Ici, la traduction du texte proposé et chantée par Clément Riot permettra sans doute au public français de mieux apprécier une œuvre qui, tout en s’adressant à un public d’enfants, à travers la mise en scène de l’âne Platero, contient également une très riche symbolique appelant différents niveaux de lecture. En effet, c’est une particularité que l’on retrouve dans la mise en musique de Castelnuovo-Tedesco, simple en apparence. La voix de Clément Riot, subtile dan sa diction et habilement secondée par la guitare de Miguel-Angel Romero, est en parfaite harmonie avec l’esprit de l’œuvre et concourt à faire de ce Platero y yo une très belle réalisation. (François Nicolas)

Platero y yo es l’une des œuvres le plus connues de l’écrivain espagnol Juan Ramon Jiménez (Prix Nobel de littérature) et un des œuvres le plus connues des écoliers d’Espagne et d’Amérique Latine. On pourrait comparer sa célébrité au Petit Prince de St Exupéry. C’est l’histoire d’un petit âne, ami et compagnon de Juan Ramon, comme appelle –t-on l’auteur familièrement en Espagne. Mais ce n’est pas seulement l’histoire de l’animal, mais aussi un hommage à la terre d’Andalousie, d’où est issu l’auteur.
Les mots sont doux, tendres, poétiques, très bien traduits par Clément Riot qui est aussi le narrateur. Le conte est accompagné par la musique originale de Castelnuovo Tedesco, dont la douceur et la poésie font corps avec le texte d’une façon extrêmement raffinée. Le guitariste Miguel Angel Romero nous fait rentrer dans cette atmosphère délicate. Le livret, bilingue, très documenté, propose une analyse du texte musical et une très bonne biographie du poète, mort en exil. Le double Cd existe en deux versions, française et espagnole.

Elisabeth Calandry et Nathalie Berbaum : conte et musique
« â€¦L’imagination est le premier outil de la connaissance, n’importe quel mathĂ©maticien vous le dira. » (Luda)

Elisabeth Calandry est reconnue par ses pairs dans un pays, le bassin grenoblois, qui pourtant ne manque pas de conteurs ni de conteuses : en tĂ©moignent le cĂ©lèbre festival des Arts du RĂ©cit (oĂą bien des fois se sont croisĂ©s des Yannick Jaulin, des Sotigui KouyatĂ©, pour s’en tenir aux stars), ou encore le label OuĂŻ Dire, spĂ©cialisĂ© dans l’édition de contes sur CD. En dix ans, elle y a multipliĂ© les crĂ©ations adaptĂ©es du fonds traditionnel, folkloriste (Les pierres caillasses d’après George Sand) ou de collectes personnelles sur l’Histoire ouvrière locale (Fil de soie, fils de vies), ces deux spectacles en duo avec le conteur Dominic Toutain. Sa rencontre, voici trois ans, avec Nathalie Berbaum, violoniste (KordĂ©van, Plein Chant avec GĂ©rard Pierron…), chercheuse de mots et costumière, dĂ©bouche sur un duo qui, après trois spectacles, et Ă  l’heure oĂą l’on fait et dĂ©fait des groupes toutes les cinq minutes, est un vrai gage d’amitiĂ© et de complicitĂ© artistique. Dès leur premier spectacle, elles forment en scène une entitĂ© oĂą chacune trouve son Ă©quilibre dans la connivence avec l’autre. Bergères, en 2006, est une adaptation entièrement acoustique – violon et voix - des cĂ©lèbres collectes alpines de Charles Joisten. Suit La mouche et l’abeille en 2007, contes, comptines et chansons pour les tout petits.
Le troisième spectacle, La danse des pois, adapte une dizaine de rĂ©cits « collectĂ©s » par le folkloriste Anatole Le Braz pour ses LĂ©gendes de la mort (1893-1902), Ă  l’origine en partie de l’actuel imaginaire breton. Il est Ă©galement une porte ouverte sur l’électroacoustique. HabituĂ© Ă  crĂ©er dans le dĂ©nuement, le duo a habilement mis ici le manque de moyens au service d’une esthĂ©tique de la sobriĂ©tĂ© : deux femmes seules en scène, sans dĂ©cor ni accessoires, tissent un entrelacs sonore oĂą mots et musique se croisent comme trame et chaĂ®ne. Intimement mĂŞlĂ©es, confidences de la conteuse et interventions de la musicienne (violon, chant, effets, composition et Ă©criture) brossent ainsi un univers presque intemporel, qui tient curieusement Ă  la fois du lĂ©gendaire breton (landes et marins), du roman-feuilleton français en vogue Ă  la fin du XIXe siècle (la longue histoire de Jean CarrĂ©) et de la dimension picaresque Ă  l’oeuvre dans le gĂ©nial Manuscrit trouvĂ© Ă  Saragosse de Jan Potocki (pendus qui parlent, auberges rĂŞvĂ©es, et structures Ă  rallonge). La musique se propose comme montage de sĂ©quences sonores empruntĂ©es Ă  la Bretagne ou l’Irlande, comptines, chants de marins, et effets d’ambiance utilisant tous les registres du violon, relayĂ©s par un discret boucleur, une boĂ®te d’effets, et efficacement spatialisĂ©s quand les conditions techniques le permettent.
On pĂ©nètre ainsi en douceur dans un monde oĂą procĂ©dĂ©s narratifs (allĂ©gorie de l’homme qui porte la peste sur le dos, ellipses…) et thèmes du fantastique rĂ©gionaliste (intersignes, vieillards dĂ©cĂ©dĂ©s qui refusent de quitter le logis, batailles de spectres, ce fameux miroir-Ă©pave ailleurs rĂ©actualisĂ© par Alain Robbe-Grillet, etc.) opèrent Ă  la fois comme variation sur le rĂ©el (Ă  l’instar de la variation musicale sur un thème), subversion, vecteur d’initiation du personnage et, au final, acceptation du quotidien. Sans porter jusqu’à leur point de contradiction les ambiguĂŻtĂ©s Ă  l’œuvre dans le conte fantastique, les deux artistes choisissent avec humour de surligner ça et lĂ  l’ironie qui baigne ces textes lĂ©gèrement actualisĂ©s quant au dĂ©coupage et aux temps (prĂ©sent, passĂ© composĂ©) de la narration. Les projets ? Un travail sur les chants d’oiseaux (commande d’un parc rĂ©gional), un autre Ă  partir de la mythologie navajo. Se dessine ainsi, trait par trait, la carte imaginaire d’un lĂ©gendaire contemporain subtilement rĂ©Ă©crit et mis en formes. Un territoire, rĂŞve de chacun de nous, oĂą mots et musique se complètent, se cherchent et s’entraident. (Christophe Sacchettini)


Les contes, les histoires, font partie du patrimoine au même titre que les chansons, la musique traditionnelle. Dans cet ouvrage Elizabeth Calandry nous fait partager des contes des Alpes, avec des être fantastiques, des incantations. Ils sont accompagnés par le violon, utilisé avec beaucoup d’imagination par Nathalie Berbaum, qui signe aussi les bruitages et les percussions. Violon qui, depuis deux siècles demeure, avec la malice, le meilleur rempart contre les loups.

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